| Le calme avant la tempête |
RoanneOcéanKayak
Carnet de bord d'une descente de la Loire en kayak de Roanne à Saint-Brévin-les-Pins avec suffisamment d'équipement pour le bivouac tout en évitant le chavirage. Des conditions exceptionnelles de navigation avec un débit du fleuve important malheureusement alimenté par des pluies quotidiennes.
Préparatifs
Roanne-Orléans
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| La Loire, paradis des oiseaux avec échassiers, cigognes..... |
Etape 2- Ven 23 Baugy - Les Monins Coulanges 43 kms
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| où je prends ma pause |
Etape 3-Sam 24 Les Monins Coulange - Cronat 41 kms
Les éclairs et coup de tonnerre vont se succéder jusqu'à 4 heure du matin. Sur mon promontoire, je vais avoir droit à un spectacle "Sons et Lumières" et étonnamment je vais rester au sec dans la tente sous les pluies diluviennes.
Avec les intempéries de la nuit, les vêtements que je n'ai pas abrités dans la tente sont humides. En fin de matinée, les pluie reprennent et je m’arrête à Diou . Le gardien ayant fini son service, je squatte les sanitaires du camping municipal pour sécher les vêtements, me laver et surtout me reposer.
Dans le village , café et commerces sont en congé annuel, je ne trouve qu'une boulangerie pour ravitailler et acheter viennoiseries et sodas.
Ma rencontre avec 4 allemands en canoë et kayak et leurs équipements de pluie me fond regretter le poncho que j'ai laissé à Roanne.
Ma navigation se fait maintenant en suivant les risques de précipitations des prévisions météo. Les éclaircies sont prévues en milieu d’après-midi quand je reprends la navigation.
Le soleil est revenu et je rencontre trois autres kayakistes, des Français originaires des Haute-Alpes.
| Courbatures des premiers jours |
- se lever attendre que le soleil soit suffisamment haut en buvant un café.
- démonter la tente et l'étaler avec son couchage ainsi que les vêtements humides de la veille pour les sécher au soleil quand il y en a.
- prendre son petit déjeuner, puis ranger le tout avant de commencer sa journée de navigation.
Pour rejoindre Decize, le débit de la rivière est impressionnant, je croise une embarcation des sapeurs-pompiers à contre courant, moteur à fond.
En longeant la berge je vois défiler la végétation, mon GPS m'indique une vitesse avoisinant les 12 km/h.
Arrivée au camping des Halles de Decize à midi. A la brasserie du club nautique, je prends enfin un vrai repas dominical.
Arrivé au dessert, les trois français de la veille débarquent et me racontent leur mésaventure. Avec la montée des eaux, ils ont perdu un kayak que les pompiers ont retrouvé, par contre une pagaie a disparu. C'est le club local de kayak qui leur en procura une.
Puis en fin d'après-midi, ce sont les 4 allemands qui font leur apparition, ils ont été surpris dans leur sommeil par l’inondation de leurs tentes. Avant de repartir, ils ont dû essorer et étaler toutes leurs affaires afin de les sécher .
Repos forcé - Lun 26 Convalescence à Decize
La coupure au gros orteil ne se referme pas, j'ai aspergé d'antiseptique, versé de l'éosine et entouré d'un pansement pour refermer la plaie mais l'humidité n'arrangera pas les choses. Je me décide donc à rester ici la journée et découvrir la région.
J'en profite pour longer le canal parallèle à la Loire et celui
du Nivernais qui rejoint le bassin de la Seine.
Etape 5-Mar 27 Decize - Garchizy 52 kms
N'ayant pas réservé de pain à l'accueil du camping, je refais une dernière balade dans Decize pour le petit déjeuner.
Dans la salle commune, j'ai préparé du café pour ceux qui en voudraient
mais comme ils étaient déjà tous partis, j'ai vidé la cafetière, ce qui va
m'occasionner d'atroces brûlures d'estomac toute la journée.
Pour passer le barrage de Decize, un promeneur se propose de m'aider à porter le kayak. Son frère a participé à trois olympiades dans la discipline. Il me donne quelques conseils pour la rivière.
Arrivé à Nevers , le débit est trop important, je passe le kayak à la cordelle.
L'après-midi, la pluie refait son apparition.
Elle va s'éterniser et comme mon shorty et les chaussons en néoprène ne protègent pas assez du froid. je trouve refuge sur une gabare pour me réchauffer.
La propriétaire a entendu du bruit et vient me rendre visite. Avec son mari, elle restaure ces embarcations faites pour naviguer sur la Loire.
Je bivouaque à Garchisy avec un super coucher de soleil
Etape 6-Mer 28 Garchizy -Tracy/Loire 35 kms
Réveil humide sous la pluie, grasse matinée forcée jusqu'à 8h30 avant de quitter la tente. Le temps de sécher les affaires , j'embarque vers 11h.
Lors de ma pause à la Charité/Loire, je retrouve les mêmes français qui me proposent un verre à la terrasse d'un restaurant. Refus poli car je dois ravitailler avant de repartir et puis il préférable de repérer l'arche où le franchissement du pont est possible.

Je me laisse quand même tenter par un verre de Sancerre blanc
sur la place du village avant de reprendre la navigation.
Etape 7-jeu 29 Tracy/Loire - Châtillon sur Loire 41 kms
J'ai quasiment fait le tour du cadran . Tellement fatigué la veille que j'étais couché à 20 h et mon bivouac étant à l'ombre, j'ai dû attendre l'apparition du soleil pour me lever.
Pause à Cosne sur Loire sur un banc public surplombant le fleuve, mon départ coïncide avec l'arrivée des trois Français.
Un panneau m'indique une cale pour effectuer le portage. mais bizarrement, elle est à 500m du barrage alors que dans les guides il n'y avait que quelques mètres.
Quand j'accoste, il n' a pas de traces de passage et encore moins de
sentier. Dans le doute et précipitamment , je laisse mon paquetage pour
aller reconnaître le barrage où je trouve effectivement la mise à l'eau. Il
me faut pagayer à contre courant sur les 500 m pour venir récupérer mes
affaires.
Le passage ne m'a pris qu'une 1/2 h, j'y ai passé plus 2 h 😠.
Je retrouve le camping municipal des Combes à Châtillon où j'ai séjourné l'année de l'EV6.
Premier camping depuis 3 jours avec salon, salle commune et WiFi
Etape 8-Ven 30 Châtillon/Loire - Abbaye de Fleury 47 kms
Passage du pont canal de Briare par le dessous cette fois et c'est nettement moins attrayant que par le dessus.
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| Passage de la centrale nucléaire de Dampierre |
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Bivouac à l'Abbaye de Fleury |
Etape 9-Sam 31 Abbaye de Fleury à Chécy 30 kms
Orléans-St-Brévin
Etape 9-Mer 4 d'Orléans à Suévres 45 kms
Pour démarrer, une mise à l'eau à 500 m du camping où je laisse paquetage et embarcation, le temps de garer le véhicule dans une ruelle d’Orléans pour une dizaine de jours.
Premiers coups de pagaye vers 11 h et premier barrage non signalé , il est trop tard pour le repérer et faire machine arrière. Au dernier moment, j'aperçois un passage , n'ayant pas le temps de remettre le kayak dans l'axe, celui-ci va se drosser sur les rochers. Avec mon poids, il s'immobilise, mais quand je me lève, il se libère et part avec le courant. Le kayak va chavirer et se retourner, mon sac maintenu dans le filet ne bougera pas à l'inverse du trépied où était fixé la batterie solaire et la montre chronomètre. Le poncho acheté la veille va disparaître dans les flots. Après une première averse matinale, je l'avais porté sans grande conviction , la coupe des manches gênait la rotation des bras .
Pendant une heure, je vais tenter de me réchauffer avec tous les vêtements secs disponibles mais l'arche du pont est ouverte aux courants d'air et il me faudra plus d'une heure avant de ressentir la chaleur.
D'après la météo, des éclaircies sont annoncées en fin d'après-midi, je rejoins le centre ville que je vais visiter entre un passage au bar et l'Office du tourisme où j'ai laissé mon portable en charge. C'est en voyant les poubelles des parcs publics que je pense me protéger avec des sacs plastiques. Le supermarché étant loin du centre, je vais vider les poubelles et récupérer un grand sacs de cent litres dans lequel je découperai le passage de la tête et des bras et un plus petit pour protéger les pieds.
Le ciel se dégage enfin, la séance du cirque installé sur l'esplanade commençant à 17 h , c'est avec une musique "Piste aux étoiles" que je me remets à l'eau plein d'entrain.
Je passe la cascade du pont sans trop de problème et pour clôturer cette étape, il me reste le portage de la centrale de St Laurent-Nouan , exercice pour lequel je commence à être rodé.
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| Seul plaisir de la journée, une gabare naviguant à la voile |
C'est à Suévres que je bivouaque. N'ayant pas grand chose à manger, je me rabats sur une soupe en sachet et du chocolat.
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| Journée à oublier, même le bivouac est déprimant. |
Etape 10-Jeu 5 Suévres - Amboise 45 kms
C'est l'anniversaire de P.Julien. Encore un temps perturbé avec des pluies éparses et un vent de face, mais les manoirs et châteaux sont de plus en plus nombreux.
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| Château de Ménars |

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| Château de Chaumont |
Etape 11-Ven 6 Amboise - Langeais 43 kms
Lever 7 h Le sol est détrempé et le temps menaçant , n'ayant pas de table de pique-nique, de salle commune dans le camping et son bar n'ouvrant qu'à 8 h30, je revisite Amboise à la recherche de ravitaillement et d'un petit déjeuner.
Je m’arrête à Tours pour ma pause. Je vais déambuler à la recherche d'une batterie rechargeable et d 'un MacDo pour la recharger.
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| Tours au mois d’août |
Le temps est tellement maussade que je vais passer devant l'embouchure du Cher sans m'en apercevoir, comme ce fut le cas pour l'Allier à Nevers et le Loiret à Orléans.
Je reprends la navigation jusqu'à Langeais et un bivouac sur une île juste après le pont de chemin de fer.
Etape 12-Sam 7 Langeais - Saumur 45 kms
Nouveau réveil sous les nuages, la météo annonce de la pluie dans la matinée et je passe Langeais sans m’ arrêter.Peu après le départ, au passage d'une zone mouvementée du plan d'eau, le kayak va se mettre en travers. Je donne mon coup de pagaie dans un remous qui me fait perdre appui, je vais chavirer sans pouvoir me récupérer, le tout sous une violente averse.
Au énième chavirage, j 'ai maintenant la technique pour me hisser à bord sans rejoindre le rivage à la nage.
Et moi qui espérait rester au sec le plus longtemps possible.
Arrêt à Brehémont pour la pause du matin avec les cyclotouristes de la Loire à vélo qui ne sont pas mieux lotis. En effet, ils empruntent la levée construite pour retenir les eaux du fleuve et sont exposés au vent de face.
Il reste la Centrale de Chinon à franchir sans difficultés où je retrouve Claude et Alain, les kayakistes de l'Allier qui s’arrêtent à Angers.Un vent soutenu s'est levé quand j'arrive à l'embouchure de la Vienne sous le soleil. Il va souffler de face jusqu'à Saumur en rendant le fleuve limite navigable pour un kayak ouvert.
Je campe dans un grand complexe touristique avec quelques rares kayakistes et dîne au restaurant du camping pour profiter ensuite de Saumur by night.
Etape 13-Dim 8 Saumur-Loire-Authion 35 kms
Le ciel est dégagé et c'est aux aurores que je me réveille. Dimanche matin oblige, je vais en ville pour boire le café mais comme à Amboise auparavant, cafés et boulangeries sont en congé annuel. Ça se termine au Lidl et au restaurant-piscine du camping sans perdre au change.
La rivière s'est considérablement élargie avec un chenal balisé qui serpente entre les bancs de sable et parfois, en coupant , je m'échoue, ce qui m'oblige à tirer le kayak sur plusieurs dizaines de mètres.
Désirant m’arrêter à Angers , je prends mon temps avec une pause à Saint-Mathurin dans un des nombreux cafés, restaurants et guinguettes des bord de Loire qui animent les bourgs en ce dimanche après-midi.

Bivouac sur une île à Authion. Une palette s'est échouée et un castor a laissé ses traces de dents sur le bois. Elles sont fraîches et je vais veiller au cas où. Mais la soirée est rythmée par la musique de la Guinguette à JoJo qui se trouve sur la rive d'en face.

Pensant en avoir terminé avec les chavirages et les conditions météo, c'est le téléphone portable qui me préoccupe. A l'utiliser par n'importe quel temps , il a fini par prendre l'humidité et l'affichage fonctionne par intermittence.
Lun 9 27 Authion -Aux Ponts de Cés - Angers 5 kms
La venue du beau temps se confirme mais l'écran du portable ne s'allume plus. je dois donc me rendre à Angers pour le remplacer.

Je laisse mon kayak au club nautique des Ponts de Cés pour me rendre à Angers en bus.
Ne pouvant pas localiser les commerces d'électronique, c'est dans un bar, où sans Pass Sanitaire on me refuse l'accès, que la serveuse m'indique un centre commercial en me servant un café à emporter.
Dans ma gamme de prix, la pénurie des composants électroniques va obliger à faire plusieurs magasins avant de trouver. Le reste de la journée, passé à l'Office de Tourisme, sera consacré à préparer le nouveau portable, faire les mise à jour et surtout télécharger mon PassCovid sans lequel il m'est interdit d' aller dans les campings , les bars et restaurants comme les Mc Do où je peux recharger et disposer d'Internet .
Retour au club nautique en fin de journée où on me laisse bivouaquer sur la terrasse
Etape 14-Mar 10 Aux Ponts de Cés - Vair/Loire 49 kms
Tous les voyants sont au vert , météo, bateau, conditions de navigation et même le sportif. J'ai enfin pu apprécier un confluent, celui de La Maine et de la Loire.

Je rejoins Mont St Jean sur Loire pour déjeuner. Les cyclo randonneurs ont repris possession de la Loire à Vélo , familles, groupes de retraité, bike-pakers, ......
Arrêt à Ingrandes pour ravitailler. Je discute avec deux pêcheurs et un plaisancier venant de Nantes qui me briefe sur l'embouchure de la Loire et ses marées. Je photographie son livret de navigation avec le balisage.
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Bivouac sur l'ile Briand |
Etape 15-Mer 11 Vair/Loire - Ste Luce/Loire 32 kms

Etape 16-Jeu 12 Ste Luce/Loire - Frossay 27 kms
Je déjeune en consultant les horaires de marée afin de trouver la bonne période de navigation , la mer monte 4 h avant marée haute et redescend pendant 7 h, dixit le plaisancier de la veille. Hier, la chance m'avait souri car la marée était arrivée au moment où j'en avais besoin. Aujourd'hui je veux éviter de pagayer à contre courant.
Il me faut vérifier aussi les propos d'un campeur relatant la mésaventure d'un kayakiste obligé d'interrompre son périple à Nantes , la Loire étant interdite aux embarcations légères jusqu'à St Nazaire. J'abrège mes recherches en ayant rien trouvé de probant.
Il me faut une trentaine de minutes pour quitter la ville où il n'y a aucun attrait quand on est au fil de l'eau à l'inverse des piétons.
Je prends ma pause au terminus de la navette fluviale à Trentemoult.
Quand je reviens au kayak, le niveau de l'eau a baissé et je dois progresser dans la vase jusqu'à mi-cuisse pour le remettre à l'eau, encouragé par les touristes alentours.
Encore faudrait-il qu'il y ait quelqu'un sur l'eau, ce qui n'est pas le cas depuis Nantes où je n'ai vu aucune embarcation hormis les bacs qui traversent le fleuve.
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| Misconceivable d' Irwin Wurm |

Etape 16 et dernière étape -ven 13
Frossay - St Brévin les Pins 39 kms






























































